Perte d'identité
- il y a 21 heures
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Cet article est en quelque sorte une suite logique à celui de la Valse de la Mère épuisée et de la Valse de la Mère oubliée :
Parce qu’à force de tout vouloir faire bien pour nos enfants, on oublie de prendre du temps pour soi
Et qu’à force d’oublier de prendre du temps pour soi on ne sait plus ce qui nous nourrit, ce qui nous anime
Et que quand on ne sait plus ce qui nous anime, finalement on en arrive à :
Ne plus savoir qui nous sommes et en arrivons à une perte d'identité !

Salut moi c’est Aude, j’ai 35 ans, je suis mariée, j’ai deux enfants et il y a un moment où la seule chose qui faisait de moi une identité à part entière c’était mon prénom.
C’est trash de dire ça comme ça, mais oui, il y a un moment où la seule chose qui me rattachait à l’être que j’étais c’était mon prénom, parce que pendant des années, je n’ai été qu’une maman et une femme de ménage.
Attention, avant de continuer, j’aimerais « Remettre l’église au milieu du village »
(lisez-le avec l’accent vaudois ça sonnera encore mieux !) :
C’est moi seule qui me suis imposée ce rôle, mon mari a toujours été - et il l’est encore - bienveillant, un super papa qui s’occupe de ses enfants, prêt à faire lui aussi toutes les tâches qui incombent à un foyer sécurisant. Bref, c’est moi toute seule qui me suis imposée ce rôle de : WonderWomaaaaan.
D’ailleurs si vous avez lu correctement, je n’ai pas parlé d’avoir été une épouse deux paragraphes plus haut, parce qu’à force de m’être oubliée en tant que moi, je me suis oubliée en tant que femme…
Comme j’en ai parlé dans mon précédent article de blog, je ne faisais plus rien pour moi, pour mon plaisir :
Parce que mon plaisir c’était d’avoir une maison rangée, parfaitement propre et des enfants parfaits (à lire avec les dents serrées et un faux sourire….) et qu’avec deux enfants, deux chats, un chien, un lapin - et un mari - et ben ça me prenait tout mon temps…
Bref, un jour j’ai compris, et surtout intégré avec mon coeur, que la perfection était un programme de mort.
Mesdames et Messieurs les perfectionnistes, je vous laisse relire une fois la phrase ci-dessus,
elle est difficile à comprendre pour vous, je le sais pour être passée par là.
Eh bien oui, c’est un programme de mort pour deux raisons :
Lorsque la perfection est atteinte, il n’y a plus rien à améliorer donc : à quoi bon continuer à vivre ?
A force de vouloir tout faire à la perfection on s’épuise et se tue à petit feu…
Peut-être que cet article n’a ni queue ni tête pour vous et ne fait aucun sens, mais croyez moi, je suis sûre qu’à quelque part dans votre esprit, certaines choses vous font « tilt », et ça même si vous n’avez pas perdu votre identité à cause de la parentalité (mais peut-être à cause de votre travail …?).
Donc cette perfection, après m’être acharnée des années, je me suis permise d’arrêter de courir après.
Waow, quel espace ça m’a donné ! J’ai pu accepter, comme j’en ai déjà parlé, que tout n’avais pas besoin d’être fait à la minute, que si j’en avais plus la force, le linge pouvait être plié demain, que si j’en avais pas envie, la poussière pouvait attendre la semaine prochaine - parce que les gens s’en foutent que tu aies de la poussière - enfin en tout cas moi quand je vais chez les autres je m’en fou ! Pour ce qui est des enfants parfaits… bref …
En m’offrant cet espace, j’ai commencé à me retrouver, moi, Aude :
celle qui tout d’un coup se met à danser sans raison, plutôt que de se dire chaque matin en se levant : « vivement que je me couche » et d’être malheureuse ;
celle qui arrive à mieux gérer sa colère plutôt que de déverser toute sa haine sur ses enfants, parce qu’ils ont renversé leur verre d’eau (ouais leur verre d’eau, vous avez bien lu, le truc vite fait à nettoyer et qui salit pas) ;
celle qui se laisse de la place en recommençant une activité qu’elle avait mise de côté en devenant maman ;
une femme folle amoureuse de son meilleur ami et mari (oui c’est la même personne) ;
et pour finir celle qui a décidé et surtout osé quitter son travail hyper sécuritaire - # fonctionnaire - parce qu’il ne l’animait plus, pour se lancer dans une nouvelle activité et accompagner les gens, qui, entre autre, comme elle, on souffert d’une perte d’identité.
Salut moi c’est Aude, j’ai 35 ans, je suis mariée et ai deux enfants, et plus jamais je n’oublierai que je suis une personne à part entière avant de jouer le rôle de maman et maîtresse de maison.
Aller, sur ces révélations, je vous laisse !
A tout bientôt, ici ou ailleurs !
Avec tout mon amour,
Aude ✨




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